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Prune Carmen Diaz

Artiste plastique devenue chanteuse comme par enchantement, Prune Carmen Diaz a signé avec « December » son premier single chez Hummus Records. La Chaux-de-Fonnière tisse des balades soul lo-fi arrangées à l’ancienne, habitées par une voix ténébreuse et des textes pluvieux. Sur scène, la chanteuse autodidacte est accompagnée par Louis Jucker aux claviers et à la guitare. Leurs deux voix se mélangent en des arrangements minimaux joués d’un doigt et chantés avec tout le cœur.

5 QUESTIONS À PRUNE CARMEN DIAZ

Quel est le moment de votre carrière dont vous êtes le plus fier à ce jour?

J’aurais de la peine à dire s’il y a un événement ou un concert en particulier, car ils sont tous important. Si je devais un choisir un, je dirais toutefois le concert à l’Alhambra de Genève dans le cadre du festival Antigel durant lequel j’avais fait la première partie de Devendra Banhart. Ça a été un moment assez intense et magique de ma carrière. Ce qui me rend fière également c’est de constater que mon équipe, mes musiciens, mon label continuent de me faire confiance et de m’encourager sur mon projet. C’est très précieux à mes yeux.

Qu’y a-t-il d’unique à propos de la scène musicale suisse à vos yeux?

Je trouve que la scène musicale suisse est concomitamment décomplexée et éclectique. Même hors des grandes villes, il y a énormément de bons artistes et des lieux de concerts de qualité. J’ai l’impression que c’est possible de faire de la musique partout en Suisse. Je viens d’un village neuchâtelois accessible par un col, à la frontière avec la France. En allant à la Chaux-de-Fonds pour mes études j’avais l’impression d’aller à Londres ou Paris. C’était la grande ville. J’ai baigné très jeune dans l’effervescence musicale de La Chaux-de-Fonds. Même si je ne fais de la musique que depuis 2014, je connais les gars de Hummus Records, notamment Louis Jucker et Jonathan Nido depuis que j’ai 15 ans. J’ai toujours suivi avec attention leurs divers projets et je suis convaincue que mes idées n’auraient jamais pu se concrétiser sans eux.

Qui est l’artiste suisse qui vous a le plus influencée?

J’en citerai deux : Louis Jucker qui m’accompagne sur scène et sur le projet dans sa globalité, c’est un musicien incroyable un genre de roi Midas de la musique, il sait tout faire, tous les registres, il construit des machines, il vit plein de vies différentes à la fois, c’est très stimulant pour moi. Et puis Emilie Zoé que je connais depuis quelques années aussi, j’aime son énergie et son honnêteté sur scène. Elle donne énormément et j’aime particulièrement ressentir cette générosité en concert.

Que représente le Montreux Jazz Festival pour vous ? Y a-t-il un concert du Festival qui vous a marqué ?

Probablement le concert de The Good The Bad and The Queen, avec Damon Albarn qui est un génie qui sait aussi tout faire. Globalement, j’apprécie beaucoup les artistes britanniques, que ce soit en musique, en art ou même dans le cinéma. Je ne saurais pas dire pourquoi, si ce n’est qu’ils ont une vraie aura.

J’ai également profité du confinement pour regarder des concerts en vidéo, notamment des captations du concert de Nina Simone de 1976. Sa voix est incroyable, c’est une artiste qui me touche, on ressent une fragilité et une sensibilité derrière cette voix, elle parle directement aux émotions.

Qu’est-ce que l’affiliation au Montreux Jazz Festival peut vous apporter à ce stade de votre carrière ?

Je vois en cela une réelle opportunité d’acquérir une visibilité helvétique et internationale. Après vous avoir cité de telles pointures comme Damon Albarn et Nina Simone, quel artiste ne serait pas empli de fierté d’avoir le Montreux Jazz Festival accolé à son nom à n’importe quel stade de sa carrière.

Prune

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